Connaissance tacite
Des fondements scientifiques aux enjeux africains
Mardi 31 mars | 14h00 – 16h00

« Nous savons plus ce que nous pouvons dire », c’est ainsi que fut formulée pour la première fois en 1966 la notion de connaissance tacite par le médecin, chimiste, philosophe et économiste hongrois, Michael Polanyi. Ordinairement, la connaissance, qui plus est, la connaissance scientifique, renvoie à ce que nous maîtrisons comme procédures et dont nous pouvons prévoir les résultats et l’application dans la vie réelle. Mais il est une autre connaissance, implicite et non moins active, qui se loge, entre autres, dans la tradition scientifique, notre éducation, nos croyances, nos représentations et nos opinions. Cette connaissance se déploie dans la plupart de nos actes producteurs de sens, en dehors de toute codification formelle, et s’appuie sur ce que nous observons, imitons et accomplissons. C’est ce que nous proposons d’explorer en contexte culturel marocain et africain.
Cette session a exploré la notion de connaissance tacite à travers un exposé introductif d’Emmanuel Malolo Dissakè, suivi d’une table ronde et d’une discussion ouverte avec le public.
Intervenants
- Emmanuel Malolo Dissakè, professeur de philosophie à l’université de Douala, Cameroun, est auteur de plusieurs ouvrages, traducteur de Karl Popper et Paul Feyerabend. Il enseigne depuis 30 ans l’histoire et la philosophie des sciences et des techniques.
- Housni Zbaghdi, directrice de la Maison de la Philosophie/Maroc qui anime des ateliers de philosophie sur le terrain (dans les écoles, les prisons, les orphelinats et les entreprises).
- Fadoua Mhidia, est docteure en sciences sociales, diplômée de l’EGE et de l’Université Internationale de Rabat.
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Reda Benkirane, professeur titulaire affilié, Chaire Complexités ∞ Humanités (ABS/UM6P), traitera de la connaissance tacite dans le cas de la génération Z.
Modérateur : Nicolas Sperry-Guillou, directeur du programme “Edge Dynamics”, Chaire Complexités ∞ Humanités.
